Hausse du point d’indice : 14 à 22 euros de plus par mois sur les fiches de paye

Depuis 2010, la valeur du point d’indice était fixée très précisément à 4,63029 euros soit 55,56 euros brut annuels. Elle devrait être portée à 4,68585 euros soit 56,23 euros annuels au 1er février 2017, après la revalorisation annoncée.
Négocié jeudi 17 mars avec les organisations syndicales, le dégel du point d’indice s’effectuera en deux temps : 0,6 % au 1er juillet et 0,6 % au 1er février 2017. Multiplié par l’indice brut majoré propre à chaque fonctionnaire selon son cadre d’emplois, son grade, son échelon et son ancienneté, le point d’indice donne le montant du traitement indiciaire, hors primes (ou régime indemnitaire) auxquelles cette variable ne s’applique pas.

Hors avancement de grade ou d’échelon, l’agent peut donc multiplier l’indice brut majoré qu’il détient par 56,23 pour connaître son traitement brut annuel à partir du 1er février 2017 et par 4,68 pour connaître son futur traitement brut mensuel, dont il faut déduira les prélèvements sociaux pour obtenir le salaire net, hors prime, qui lui sera versé.

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Variable selon l’indice brut majoré
Ainsi un agent territorial spécialisé des écoles maternelles (filière sociale) ou un agent de police municipale (filière sécurité), tous deux en catégorie C au 6e échelon, qui perçoivent actuellement 1 523 euros brut à l’indice 329 recevront 1 541 euros soit 18 euros supplémentaires. Un rédacteur (catégorie B), en filière administrative, dont l’indice majoré au 7e échelon est de 371 percevra 1 738 euros brut mensuels au lieu de 1 717 euros actuellement, soit un gain de 21 euros. En filière technique, un ingénieur à l’indice majoré 589 au 9e échelon verra son traitement brut passer de 2 727 euros à 2 760 euros, soit une augmentation de 33 euros brut. Effectué en pourcentage de point d’indice, le coup de pouce du gouvernement profitera donc davantage aux catégories A qu’aux catégories B et C, pourtant les moins rémunérées, à la différence d’un forfait qui aurait donné la même somme à chacun mais en la figeant.

Une moyenne de 14 à 22 euros par mois

Alors que le salaire moyen, primes incluses, dans la FPT s’élevait en 2013 à 1 851 euros selon le Rapport annuel de la fonction publique 2015, la hausse de la valeur du point d’indice devrait se traduire en moyenne par 14, 18 ou 22 euros net de plus par mois sur les fiches de paye, selon la catégorie de l’agent d’après l’association nationale des directeurs de ressources humaines des territoires. Cette association de DRH a calculé que le dégel coûtera, charges incluses, aux collectivités chaque mois 27,5 euros de plus par agent de catégorie C, près de 35 euros pour les catégories B et 42 euros pour les catégories A.

D’autres revalorisations déjà effectives
Pour les premiers niveaux de rémunération, cet effort s’ajoutera aux améliorations déjà apportées par la réforme de la catégorie C, assez peu médiatisée. Depuis 2014, les agents classés au bas des grilles se sont vus allouer des points d’indice supplémentaires qui ont rehaussé leur rémunération ou qui l’ont empêché de descendre en dessous du Smic.

Ces revalorisations effectuées en 2014 et 2015 ont fait gagner en moyenne aux agents concernés 612 euros par an, d’après le ministère de la fonction publique. Le protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR) étale en outre des revalorisations jusqu’en 2020. A cette date, les agents de catégorie C devraient bénéficier de 40 euros brut mensuels en plus, les catégories B de 80 euros et les catégories A de 160 euros.

La Gipa maintenue
En vigueur depuis 2008 et susceptible de bénéficier à toutes les catégories de fonctionnaires, l’autre coup de pouce que représente la garantie individuelle de pouvoir d’achat (Gipa), est maintenu, a confirmé le 16 mars la ministre alors que le décret pour 2016 n’est pas encore publié. Ce mécanisme permet aux fonctionnaires de bénéficier d’une indemnité basée sur une comparaison entre l’évolution de leur traitement indiciaire brut sur une période référence de quatre ans et celle de l’indice des prix à la consommation.

L’effort des employeurs à revoir
Si, malgré ces gestes, le compte n’y est toujours pas pour les organisations syndicales qui demandaient un rattrapage plus important du pouvoir d’achat des fonctionnaires, les employeurs territoriaux, globalement favorables à cette mesure ont, par la voix de Philippe Laurent, président du conseil supérieur de la FPT, demandé au gouvernement ,dans un communiqué publié jeudi en fin de journée, que « cette nouvelle mesure de dégel du point d’indice soit prise en compte dans l’effort qui leur est demandé au titre de la baisse de la dotation globale de fonctionnement pour 2016-2017 ».

Simuler sa future feuille de paye
Mis en ligne par le centre de gestion de la fonction publique territoriale de Tarn-et-Garonne, un simulateur permet de faire des projections étoffées d’autres variables (nouvelle bonification indiciaire, indemnité de résidence, nombre d’enfants).

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