Les ingénieurs territoriaux mécontents de la mise en œuvre du protocole PPCR

L’Association des ingénieurs territoriaux de France (AITF) déplore « l’impact négatif » des projets de textes de mise en œuvre du protocole « parcours professionnels, carrière et rémunérations » (PPCR) sur la carrière des ingénieurs et des ingénieurs en chef. Ces textes sont actuellement en cours d’examen devant le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale.

Certes les projets de décrets mettant en œuvre le protocole PPCR pour les ingénieurs territoriaux et les ingénieurs en chef apportent quelques améliorations de carrières, reconnaît l’AITF : conditions d’accès au grade d’ingénieur hors classe assouplies, création d’un neuvième échelon pour les ingénieurs principaux, avancement des ingénieurs en chef…

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Mais « ces avancées sont relativement modestes au regard des aspects négatifs de ces nouveaux textes pour les grades ingénieurs et ingénieurs principaux. Elles ne permettent pas de redonner de l’espoir et de la considération après la déception sur le contenu des décrets du 26 février 2016 » [réforme du cadre d’emploi des ingénieurs, ndlr], déplore l’AITF dans un communiqué reçu à la veille d’une nouvelle séance plénière du Conseil supérieur de la Fonction publique territoriales, consacrée à l’examen de textes d’application du protocole PPCR pour les ingénieurs des collectivités.

Allongement de carrières

L’association craint que ces mesures n’aient finalement qu’un impact limité. Qui plus est, les ingénieurs territoriaux seraient, selon l’association « lourdement pénalisés avec un allongement de carrière sans précédent avec la mise en place d’une durée unique d’avancement d’échelon (fin de l’avancement avec une durée minimum et maximale) ».
Traduction concrète : les ingénieurs devraient attendre huit ans au lieu de sept auparavant avant de pouvoir accéder au titre d’ingénieur principal. « La durée de ce grade sera de 30,5 ans au lieu de 27,5 pour atteindre l’indice de 966, soit 38,5 ans pour atteindre l’indice sommital », décrypte l’association.

Nivellement par le bas

Autre conséquence de ces textes, selon l’AITF : entre la « démotivation » liée à une certaine déconsidération du rôle des ingénieurs territoriaux en place », et leur paupérisation, « cette situation ne va pas aider à en attirer de nouveaux et encore moins ceux qui auraient commencé dans le privé, relève l’association. Ce nouveau nivellement par le bas du grade des ingénieurs n’est pas à la hauteur des enjeux de la fonction publique territoriale », écrit-elle.
L’association réclame donc la suppression du premier échelon du grade des ingénieurs, le rétablissement d’un avancement d’échelon plus rapide pour les ingénieurs et ingénieurs principaux calqué sur les anciennes durées minimum, l’amélioration de l’accès au grade d’ingénieur hors classe, et la suppression du contingentement de l’examen professionnel d’ingénieur en chef.

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