« Stop » aux inaptitudes de travail, un exemple à prendre en compte

3d rendered medical illustration - wrong sitting posture

La mairie de Paris va mobiliser 15 millions d’euros pour son plan de prévention des inaptitudes au travail. Son objectif ? Réduire de 30% les restrictions médicales liées à des troubles musculo-squelettiques et de 30% les accidents du travail liés à des problématiques de postures ou à des manutentions.

La situation est urgente. Sur 55 000 agents, la ville de Paris compte pas moins de 500 agents déclarés inaptes et 7000 porteurs de restrictions médicales diverses. Une situation qui touche principalement les filières techniques avec un fort taux de pénibilité comme les espaces verts, la voirie, la propreté et la petite enfance. « Cette situation a pris des proportions importantes que le travail autour de la mobilité, du reclassement et de la reconversion ne suffit pas à résorber. Ne nous voilons pas la face nous ne pouvons pas saturer la filière administrative et nous avons besoin de postes productifs », reconnaît Emmanuel Grégoire adjoint à la maire de Paris en charge des ressources humaines, des services publics et de la modernisation de l’administration.

La mairie a en effet engagé depuis quelques années un plan de reconversion vers des postes d’accueil informatique ou des métiers, anciennement assurés par un prestataire extérieur, comme celui de contrôleur d’installations thermiques. Elle identifie aussi des mobilités sur de nouveaux besoins qui émergent en interne comme le métier de contrôleurs des excès d’usage d’Airbnb. La ville ne recrute plus non plus sur les postes d’adjoints administratifs et assure 50% de recrutement d’Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) en externe et 20% en reconversion. Pour faciliter la mobilité et lever les réticences de certains agents, la municipalité assure aussi une garantie de reconversion qui maintient le régime indemnitaire de l’agent.

Investissement massif dans les équipements

Ce plan se double aujourd’hui d’un investissement massif dans des équipements destinés à prévenir aussi bien les troubles musculo-squelettiques  que la pénibilité quotidienne du travail de certains agents. La ville va ainsi se doter d’exosquelettes de manutention destinés au port de charges lourdes, de drones de surveillance d’incendie et des bâtiments. Elle explore également des solutions de robotisation pour  se substituer à des métiers pénibles pour l’entretien des espaces verts.

« Nous allons acquérir du mobilier plus adapté au travail des agents de la petite enfance, des chariots de ménages « all inclusive » qui évitent de transporter des sceaux d’eau et des charges en permanence. Nous allons aussi acquérir des équipements de pose de surfaces amovibles. Un outil principalement destiné au corps des adjoints techniques des installations sportives, une population très touchée, qui s’ajoutera à un travail de révision des horaires de travail », complète Emmanuel Grégoire. Cette gamme de matériel sera acquise par la municipalité dans les mois à venir pour atteindre un objectif plus qu’ambitieux d’ici 2020 : Réduire de 30% les restrictions médicales liées à des TMS et de 30% les accidents du travail liés à des problématiques de postures ou à des manutentions.

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