« La question du temps de travail exige une vraie vigilance » – Claudie Coste (Unsa-Territoriaux)

Lors de son quatrième congrès du 7 au 9 juin, à Périgueux, Claudie Coste, membre du secrétariat fédéral depuis 2012, a succédé à Catherine Guérin à la tête de l’Unsa-Territoriaux. A 38 ans, la nouvelle secrétaire générale qui était attachée principale chargée de formation au conseil régional Rhône-Alpes Auvergne, a été élue à près de 83 % des suffrages.

Quelles résolutions avez-vous prises au congrès de Périgueux ?
Le fil rouge, c’est la défense du statut. Nous avons peur des différentes attaques qui lui sont faites par les supposés candidats à la présidentielle qui évoquent une CD-isation de la fonction publique.

Nous avons aussi beaucoup débattu sur le protocole Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR). Nous en sommes signataires et l’avons défendu avec des motifs de satisfaction, notamment sur le basculement d’une partie des primes dans le traitement, ce qui permettra d’inclure ces primes dans le calcul de la retraite. Autre élément positif, les perspectives de déroulement de carrière.

Mais nous restons en alerte, notamment pour les agents de maitrise. Nous avions mis beaucoup d’espoir sur leur passage en catégorie B. Or même s’ils accèdent à des grilles similaires aux B, ils resteront en catégorie C. C’est une petite déception.

La dynamique des élections professionnelle de décembre 2014 où l’Unsa a été l’organisation qui a le plus progressé dans la fonction publique perdure-t-elle ?
Oui, car nous sommes en quasi élections permanentes depuis 2014, avec de très bons scores à la métropole de Lyon, et maintenant dans les territoires de la métropole du Grand Paris ou les fusions de communautés. Nous avons obtenu deux sièges sur six pour le T2 Vallée Sud Grand Paris, et un siège sur cinq à Val Parisis (nouvelle communauté d’agglomération du Val d’Oise).

De nouveaux conseils régionaux vont élire leurs représentants en juin, d’autres en septembre. A chaque élection, nous gagnons du terrain, où nous nous implantons là ou nous n’étions pas présents.

Etre élue à la quasi unanimité des suffrages, qu’est-ce que cela représente ?
C’est une grande fierté d’arriver à la tête de l’Unsa-Territoriaux. Mais c’est surtout un travail d’équipe. Nous avions un scrutin de liste composé de profils qui vont nous permettre de faire avancer la fédération. Nous avons beaucoup travaillé sur les missions des nouveaux élus. Il y a un renouveau dans la continuité, avec quatre anciens du secrétariat sortant et six nouveaux secrétaires fédéraux qui intègrent l’équipe après avoir eu des responsabilités locales. Une seconde liste n’a pas pu se présenter car l’un des candidats n’était pas à jour de ses cotisations et les parrainages étaient insuffisants.

Comment est organisé l’Unsa-Territoriaux ?
L’Unsa-Territoriaux est une union de 472 syndicats et de près de 15 000 adhérents. A une collectivité correspond un syndicat, rattaché à une union départementale et à une union régionale. Notre objectif, c’est d’accompagner la création et le développement d’unions régionales car c’est l’échelon pertinent pour des relais. Dix-sept représentants des unions régionales et leurs suppléants siègent aux côtés des secrétaires fédéraux au bureau fédéral. Nous avons également renforcé l’équipe sur le conseil statutaire et juridique avec un réseau de référents et développons nos formations. Actuellement vingt formateurs exercent dans le cadre du Cefu, le centre de formation de l’Unsa interprofessionnel.

Nous avons également fait le choix de désigner une secrétaire nationale dédiée au suivi de l’action sociale, de la protection sociale et de la retraite. Il s’agit de Karine Mille, qui inaugure son premier mandat et travaille au conseil départemental de Côte d’Or. L’action sociale, c’est aujourd’hui du pouvoir d’achat. Il y a aussi un enjeu d’accompagnement des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Au secrétariat fédéral, nous avons en outre décidé d’aller davantage rencontrer nos collègues sur le terrain.

Quels dossiers allez-vous mettre en avant pour ce début de mandat ?
Nous allons continuer à nous investir et à exercer notre vigilance sur les textes relatifs à l’accord PPCR. La question du temps de travail, suite au rapport Laurent, exige elle aussi une vraie vigilance car un certain nombre de collectivités ont réouvert le dossier. Notre objectif, c’est que la loi s’applique, mais pas au détriment des agents. Ce qui inquiète nos syndicats, c’est dans le cas de fusions de communautés et de régions, que l’on réouvre non seulement le dossier temps de travail mais aussi celui des ratios d’avancement ou des régimes indemnitaires. Dans un contexte économique contraint, nous ne pouvons pas accepter que l’on fasse des économies sur le dos des agents.

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